Photographie de ALFVÉN

Hugo ALFVÉN est né (1872 : Stockholm) et mort (1960 : Falun) en Suède, pays qui a grandement inspiré sa musique. D’abord violoniste, puis chef de chœurs, enfin chef d’orchestre, on lui dénombre 54 numéros d’opus, sans compter de nombreuses petites pièces. Il a composé 5 symphonies post-romantiques. Sa parenté musicale avec Brahms et Richard Strauss est marquée. Chrétien convaincu, émerveillé par la Création, il a notamment composé une cantate en 1901 : Herrans bön (La Prière du Seigneur).
Och jungfrun hon går i ringen illustre à merveille l’intérêt de l’auteur pour les traditions de son pays. L’œuvre trouve sa source dans une chanson populaire suédoise, pleine d’humour et de gaité, qui relate l’espièglerie d’un jeune homme lors d’un bal. Elle est écrite pour quatre voix de femmes.

Photographie de BUXTEHUDE

Dietrich BUXTEHUDE est probablement né en Allemagne (à Odesloe) vers 1637 et mort à Lübeck (Allemagne) en 1707. Un doute règne sur ses origines peut-être danoises… À 20 ans, il devient organiste titulaire de la Marienkirche de Hälsingborg (Suède). Deux ans plus tard, il assure la même fonction à la Marienkirche d’Elseneur (Danemark), puis en 1668 à la Marienkirche de Lubeck (pour 39 années). S’il était allemand, il n’en a pas moins côtoyé les flots entre Mer du Nord et Baltique… Johann Pachelbel lui a dédicacé une œuvre. Johann Sebastian Bach est venu à pied d’Arnstadt à Lübeck pour entendre sa musique. C’est à l’action silencieuse du maître de Lübeck que l’on doit, en grande partie, la métamorphose de la musique religieuse entre les concerts spirituels de Shütz et les cantates monumentales de J.S. Bach. Buxtehude a produit, entre autres, 135 œuvres chantées qui jettent les bases du style de la cantate protestante.
Herzlich lieb hab ich dich, o Herr (BuxWV 41) est une cantate écrite d’après une mélodie religieuse protestante de Martin Schalling (vers 1570). Elle magnifie l’amour porté au Seigneur (Seigneur, je T’aime de tout mon cœur) qui apporte protection et réconfort à l’heure de la mort. La plus remarquable qu’ait composé l’auteur, elle est citée en exemple des cantates de choral les plus caractéristiques de l’époque. Le premier verset est confié à la voix soprano. Le second, pour un chœur à 5 voix, débute par un fugato et s’assagit sur un mouvement à 3/2. Le troisième, également à 5 voix, est lyrique et se termine dans la sérénité ; l’allegro final magnifie la gloire du Seigneur par une série de Amen

Photographie de GJEILO

Ola GJEILO est né en 1978 à Skui (Norvège). Ses études musicales l’ont mené à l’Académie norvégienne de musique, au Royal College of Music de Londres et à Juillard School (New York, où il réside actuellement). Il a consacré une attention particulière à la composition d’œuvres chorales, par exemple : Sunrise Masse (la Messe de l’Aube), Dreamwaever (le Tisserand de rêve, ballade médiévale populaire de Norvège), The River (la Rivière). Il a été compositeur en résidence pour Phoenix Chorale et Voces8.
Northern Lights, créée pour quatre voix en 2016, tient sa dénomination à son ambiance d’aurore boréale plutôt qu'à son thème biblique. On a coutume de voir dans les poèmes dont ce texte est extrait une allégorie de l’Amour que Dieu porte à son Peuple (pour les Juifs) ou que le Christ porte à l’Église (pour les Chrétiens). Cette très lente complainte à la bien-aimée semble en effet surgir discrètement des brumes. Elle nous emporte cependant du piano au fortissimo et s’achève dans la douceur du pianissimo.
Ave generosa est fondée sur un extrait (1ère strophe) d’un cantique écrit et composé au XIIème siècle pour la Vierge, sainte, chaste et pure, par Sainte Hildegard de Bingen, abbesse bénédictine, docteur de l’Église (catholique) et non moins compositrice. L’œuvre a été créée pour quatre voix de femmes en 2017.
Tundra a été écrite pour quatre voix de femmes en 2010. L’œuvre chante l’attachement de l’auteur à un magnifique haut plateau (Hardangervidda), à l’atmosphère presque sacrée, proche de la ville (Geilo) où a grandi son père, entre Oslo et Bergen.

Photographie de GRIEG

Edvard GRIEG est né (1843) et mort (1907) à Bergen (Norvège). Il baigne dans une atmosphère musicale, avec une mère professeur de piano et un grand-père musicien amateur dans un orchestre philharmonique. Il commence à composer en 1858 et reçoit une formation musicale au Conservatoire de Leipzig. Il commence une carrière de pianiste. Il séjourne à plusieurs reprises à Copenhague, considéré dans son milieu comme le centre culturel de la Scandinavie. Il séjourne également à Oslo et s’intéresse à la musique populaire norvégienne. Parmi ses 74 opus, la musique de scène qu’il a écrite pour la pièce Peer Gynt d’Ibsen (1876), puis comme suite pour orchestre (1888), est sans doute la plus connue du grand public. Les œuvres pour voix et piano sont nombreuses : lieder, romances, poèmes, etc. Elles s’inspirent d’écrivains de l’époque, tels qu’Andersen ou Ibsen, et côtoient la musique pour piano ou la musique de chambre, ainsi que des œuvres pour chœur. Il faut également noter un concerto en La mineur pour piano et orchestre (1868).
Ave Maris Stella est un extrait de l’hymne à la Vierge, étoile de la Mer, soutien des souffrants et voie vers la pureté, composé en 1893 pour une voix et piano. D’abord chantée en norvégien, elle a été adaptée par l’auteur pour chœur mixte à quatre voix, avec des passages à huit voix, en latin (1898). Un tempo assez lent confère à l’œuvre une grande douceur.

Photographie de NYSTEDT

Knut NYSTEDT est né (1915) et mort (2014) à Oslo. Il a été organiste à l’église de Torshov à Oslo (1946-1982), chef du Chœur des Solistes Norvégiens (1950-1990) et professeur de direction de chœur à l’Université d’Oslo (1964-1985). Immergé dans une famille chrétienne mélomane, ses œuvres chorales sont écrites sur des textes sacrés, dont une messe : la Missa Brevis. Immortal Bach est son œuvre la plus célèbre, introduite par le choral d’origine de J.S. Bach : Komm, süsser Tod (BWV 478).
Cry out and shout est un hymne inspiré du 1er Livre d’Isaïe au chapitre 12 (adapté par Frank Pooler) qui invite à la joie de puiser l’eau aux sources du salut. L’œuvre, chantée a capella par un chœur mixte à 6 voix, est brillante et joyeuse.

Photographie de SIBELIUS

Johan SIBELIUS est né à Tavastehus (1865 : alors dans le Grand Duché de Finlande, rattaché à l’Empire russe) et mort à Järvenpää (1957 : République indépendante de Finlande). Il bénéficie des encouragements d’un oncle pour développer ses talents musicaux. Dès 10 ans il en reçoit un violon en cadeau. Il est non seulement célèbre par ses compositions musicales, mais encore par son implication dans l’indépendance de la Finlande, à laquelle plusieurs de ses œuvres ont été consacrées. Il en va ainsi du Chant des Athéniens (1898) où la Russie, refusant d’accorder à la Finlande son indépendance, est comparée aux Perses primitifs. Cette indépendance ne sera acquise qu’après la révolution russe (1917). L’auteur a mené à leur terme 7 symphonies et un concerto pour violon et orchestre. Son poème symphonique Finlandia, composé à l’occasion d’une manifestation contre la censure de la presse, sera exécuté dans le cadre de l’exposition universelle de 1900. Il retrace l’histoire de la Finlande en un prélude et 6 tableaux. Sa suite orchestrale Pelléas et Mélisande (1904 : l’opéra de Claude Debussy est créé en 1902), musique de scène de la pièce du même nom de Maurice Maeterlink, a rencontré un grand succès.
I love the Lord est issue d’une adaptation de la mélodie finale du poème symphonique Finlandia (tableau 6 : l’Éveil de la Finlande) pour chœur d’hommes par le compositeur lui-même (1938), qui a été à deux doigts de devenir l’hymne national de la Finlande. Une version de 1940 est devenue la chanson populaire la plus célèbre dans le pays. La version sacrée, en anglais, a été arrangée récemment (1999). La mélodie est très évocatrice des grands espaces lacustres et boisés de la Finlande. Les changements de tonalité semblent bien en accord avec la variété des paysages magnifiques de ce pays. Les paroles traduisent la félicité du croyant dans l’Amour du Seigneur qui le retient dès que s’amorce la tentation du péché. L’œuvre ainsi adaptée est chantée par un chœur d’hommes à quatre voix.

David WIKANDER est né à Dalama (1884) et mort à Stockholm (1955), en Suède. Musicologue et compositeur, il était organiste à l’église Saint Nicolas de Stockholm. Il a adapté plusieurs chants traditionnels de sa région natale.
Kung Liljekonvalje, sur un poème de Gustaf Fröding, est une chanson populaire suédoise écrite pour chœur mixte à 8 voix a capella. Ce poème exprime le deuil du jeune roi Muguet qui pleure la mort de sa princesse, dans une atmosphère sylvestre.