Voices of Light

En 1928, sortait sur les écrans le film muet La Passion de Jeanne d'Arc , chef d'oeuvre réalisé par Carl DREYER, considéré par la critique comme l'un des dix plus grands films jamais réalisés.

Très impressionné et inspiré par ce film qu'il découvre en 1988, Richard EINHORN a composé cet oratorio qu'il a nommé Voices of Light, lequel fut donné pour la première fois en Février 1994 dans le Massachusetts, suivi depuis lors par plus de 50 représentations aux Etats-Unis jusqu'à ce jour, remportant toujours un grand succès populaire et des critiques élogieuses.

Le livret préparé pour cette oeuvre par Richard Einhorn est un choix de textes écrits par des femmes au Moyen Age, y compris par Jeanne d'Arc elle-même, ainsi que des extraits de la Bible, chantés en latin et en vieux français.

Il s'agit d'une méditation sur la vie, la personnalité, le procès et le martyre de Jeanne d'Arc, portée par une musique d'inspiration médiévale, dont les mélodies à forte intensité dramatique, tantôt présentées dans leur simplicité aérienne, tantôt soutenues par des harmonies savantes, sont confiées aux solistes et au Chœur chorale accompagnés par l'orchestre, auquel se joignent les cloches de Domrémy-la-Pucelle, village natal de Jeanne d'Arc, que Richard Einhorn est allé lui-même enregistrer sur place.

Les concerts des 12 et 13 Avril 2003 représentent une véritable première puisque cette œuvre unique et poignante n’avait jusqu’alors jamais été donnée en France.

gravure d'époque

C'est un drame lyrique sur la Pucelle d'Orléans, née en 1412 à Domrémy-la-Pucelle, enjointe par des voix célestes de sauver la France.

Son abandon par la royauté lui aura coûté la liberté. Le symbolisme de son accoutrement masculin, peu répandu à l'époque, est l'une des raisons de sa descente aux enfers, outre l'enjeu politique qu'elle représentait et qui a abouti à sa vente aux anglais après sa capture devant Compiègne en 1430.

Le tribunal de L'Inquisition qui l'a ensuite jugée pour hérésie tenta ainsi de la discréditer aux yeux de son peuple, tout en jetant le doute sur la légitimité du roi qu'elle aida à couronner.

Etant revenue sur l'abjuration qui lui avait été arrachée par ses juges, elle déclara que ses voix étaient divines. Elle fut promptement excommuniée pour hérésie et brûlée le 30 Mai 1431 à Rouen.

Jeanne fut réhabilitée par le Pape 25 ans plus tard, puis canonisée en 1920.

Voici pour les anglicistes le site de Richard Einhorn qui évoque cette première française.